dimanche 31 janvier 2016

Expédition dans la neige, chapitre 2.

30 janvier. Moins vingt-sept degrés. Les lagopèdes restent soigneusement dans leur trou de neige, les loups se regroupent et hurlent à l'unisson sous les étoiles. Le froid mordant de la Scandinavie, en cet an tout sauf gracieux de neuf-cent quatre vingt dix se…. Pardon ?

Ah, on me chuchote que pour des raisons budgétaires, l'histoire se déroulera au Plateau des Glières, Haute-Savoie, par un vent de l'autre monde dans la tronche une douce brise et un thermomètre largement en capacité de laisser la neige fondre sous nos raquettes.

Ambiance


Nos protagonistes, quatre Loups (Ranulf, éclaireur des lieux ; Sigried, Yngmar et Erda), un Aigle d'argent – Jérémy, bien sûr – et Morgane, une fée SCF (Sans Compagnie Fixe), se laissèrent porter par les vents sur les généreux reliefs des Glières, raquettes aux pieds. Nous furent même accompagnés par deux compagnons velus à quatre pattes et à la truffe humide.

On a perdu un des chiens



La rudesse du plateau nous livre son histoire au gré des récits de Jérémy


Le plateau des Glières s'avère un lieu bondé, contre toute attente de la part des Dauphinois qui découvrent les lieux (!) les nombreux skieurs aux équipements modernes et colorés nous jettent des regards très intrigués et parfois posent quelques questions (« Vous n'avez pas froid ? » « Ce sont des vêtements de quel pays ? »)

Derrière, le Jallouvre et Solaison, associés à la chaîne du Bargy

Très vite, notre marche nous mène vers un lieu abrité du bruit des pistes, une tourbière endormie sous la neige.
Les trous d'eau noire veillent. La tourbière, souvenez-vous ? Ce marécage si typique des contrées au Nord de l'Europe qu'on ne peut se permettre de traverser qu'une fois l'hiver venu. Ce simulacre de frimas nous suffira, mais attention aux chutes dans la neige semi-fondue (oups).

Poseyy dans la tourbière

Les Loups de Midgard, ces gens raisonnables (en special guests : Parcimonie & Modération)


Point de difficulté rencontrée autre que d'éviter les skieurs sur leurs pistes, que nous prenons soin d'éviter dans le but de préserver les rails de randonnée nordique.

S'ils savaient... !
S'ils savaient que les Vikings chassaient déjà à ski et à l'arc, doté de ces mêmes planches – en bois, bien sûr, et plus larges. Les Vikings n'ont rien à envier aux aficionnados de biathlon : leur prix ? Non pas une médaille olympique, mais le repas à venir.


Aujourd'hui, la neige est devenue un luxe en voie de disparition...

Les gamelles diverses et variées de chacun et chacune (les nôtres comme celles de skieurs!) provoquent l'hilarité de notre petit groupe qui progresse à petits pas en une longue file égayée des toutous ravis de patauger dans la neige.

*OST du Seigneur des Anneaux* Ta taaaa taaaa tatataaaa (cliques pour avoir le son en plus de l'image !)


Le temps s'est dégradé entre temps et nous voilà rentrant sous un vent furieux et douloureusement froid. Là seulement, notre abri de laine ne suffit plus. Il amène des nuages noirs et la promesse du déluge, qui aura lieu en fin de journée : il est temps de rentrer. Mais c'est bien heureux, sainement fatigués et de superbes paysages sous les yeux que nous prenons le chemin du retour.




Merci encore aux amis venus se joindre à nous ce jour-là pour votre agréable compagnie !